Les horaires

 

ADORATION EUCHARISTIQUE                

Dimanche Saint Antoine de 16h30 à 17h30      

Mardi Saint Aubin de 16h00 à 19h00  

Mercredi Sainte Lucie de 8h00 à 22h00            

  Jeudi Saint Antoine de 8h00 à 12h00 et en juillet de 19h00 à 22h00                                        

 Vendredi saint Pierre de 9h30 à 10h30

 

 

   DIMANCHE 

     MARDI

  MERCREDI

    JEUDI

 VENDREDI

    SAMEDI

SAINT ANTOINE

           

SAINT AUBIN

           

SAINTE  LUCIE

           

SAINT PIERRE

           

SAINTS PIERRE ET PAUL

           

             

Quel est le sens de l’adoration eucharistique ?

Ce n’est qu’au cours du XIIIe siècle que naît dans l’Eglise une dévotion centrée sur l’hostie : adoration eucharistique, procession du Saint Sacrement, Fête-Dieu.

Au Moyen Âge en Occident, à la différence de l’Orient, le mystère eucharistique est centré principalement sur le moment de la consécration, au détriment de l’ensemble de la prière eucharistique.
L’accent est donc mis avant tout sur « la présence réelle » du Christ.
Aujourd’hui, quel sens pouvons-nous donner à l’adoration eucharistique ? Reconnaissons que l’attitude d’adoration est fondamentale pour un croyant : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu ». Et parce que nous avons un corps, cette adoration s’exprime non seulement à travers la pensée, mais également à travers des gestes.
L’acte d’adoration par excellence est la messe elle même, la célébration eucharistique dans son ensemble :
elle nous permet de nous unir à l’action de grâce du Christ qui s’offre à son Père pour le salut du monde, et de nous offrir avec Lui avec la force de l’Esprit Saint.
Ainsi, l’adoration eucharistique, qu’elle soit solennelle ou silencieuse, collective ou individuelle, est relative et n’a de sens que si elle renvoie à la messe : elle vise à prolonger en nous la démarche eucharistique.
L’hostie nous invite à un double mouvement : à la fois rejoindre et adorer le Christ Ressuscité, glorieux près du Père, mais aussi rejoindre l’ensemble de l’humanité pour laquelle le Christ s’est offert. L’adoration eucharistique, même dans la solitude d’une chapelle, ne peut pas se limiter à un acte individuel : par le pain eucharistique, je rejoins le corps tout entier de mes frères humains, pour lequel le Christ est mort.

L’adoration eucharistique ne doit pas nous faire oublier les autres formes de présence du Christ : à travers sa Parole « celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » ; dans la vie quotidienne « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » ; au coeur de chaque être humain « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ». Mais comme nous le rappelle le concile Vatican II, l’Eucharistie est « source et sommet de toute vie chrétienne ».

P. Jacques Midy,
Prêtre à l’Île-Saint-Denis